Remboursement des traitements médicamenteux de l'obésité

C'est une annonce importante pour les patients en situation d'obésité : l'Assurance Maladie remboursera les traitements médicamenteux de l'obésité Wegovy® (sémaglutide) et Mounjaro® (tirzépatide) à compter du 15 juin 2026 !

Quelles conditions ?

Le remboursement concernera les adultes en échec de suivi sur des modifications du mode de vie durant 6 mois (perte de poids <5%) ET présentant :

  • un IMC supérieur ou égal à 35 kg/m² associé à au moins une comorbidité (voir liste en bas de page*) ;

  • ou un IMC supérieur ou égal à 40 kg/m², avec ou sans comorbidité.

La prescription initiale sera réservée aux professionnels exerçant dans les structures de santé impliquées dans la prise en soins de l'obésité de niveaux de recours 2 ou 3, à savoir

  • aux médecins exerçant dans un Centre Spécialisé Obésité (CSO) ;

  • aux médecins exerçant dans un CHU ;

  • aux médecins exerçant dans un établissement Soins Médicaux de Réadaptation (SMR) "gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie, nutrition" ;

  • ou aux endocrinologues en lien avec un CSO.

Le taux de remboursement sera de 65 %. Cependant, dans de nombreux cas, les patients souffrant d’affections associées pourraient bénéficier d’une prise en charge proche de 100 % via les dispositifs habituels de l’Assurance Maladie et des complémentaires santé.

La France devient le premier pays de l'Union Européenne à prendre en charge ces médicaments innovants dans le traitement de l'obésité.

Note de prudence : certaines modalités pratiques, en particulier concernant les prescripteurs autorisés à initier le traitement, restent en attente de clarification par le ministère. Les informations présentées pourront donc être amenées à évoluer. Cet article sera actualisé dès publication de ces précisions.

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*Liste des comorbidités :

  • diabète de type II

  • hypertension artérielle (HTA) nécessitant un traitement médicamenteux

  • hypertriglycéridémie > 5 g/L (contrôlée à plusieurs reprises, en dehors de toute consommation d'alcool et en dehors du déséquilibre d'un diabète de type 2) et résistante au traitement habituel comprenant les mesures nutritionnelles

  • stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou une fibrose hépatique

  • cirrhose Child A

  • un syndrome des ovaires polykystiques chez la femme en âge de procréer

  • un problème de fertilité masculine ou féminine avec un projet d’Assistance médicale à la procréation (AMP), sur proposition de l’équipe d’AMP

  • une maladie rénale chronique (jusqu’au stade d’insuffisance rénale modérée, stade 3A ou 3B), voir une insuffisance rénale sévère ou terminale avec un projet de transplantation rénale.

  • syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) avec un IAH ≥ 15/h

  • asthme sévère en lien avec l’obésité

  • des lombalgies chroniques, une coxarthrose, une gonarthrose, invalidantes documentées

  • une incontinence urinaire invalidante ne répondant pas aux modifications thérapeutiques du mode de vie associées aux traitements médicamenteux de l'incontinence urinaire et, si besoin, de la constipation

  • une hernie pariétale ou une éventration symptomatique ou complexe

  • une hypertension intracrânienne idiopathique résistant à une prise en charge neurologique bien conduite

  • la présence d’un handicap moteur avec ou sans paraplégie.

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